Une histoire ancienne

On estime que l’origine du nom de la commune remonte au VIème siècle, d’après le nom de l’évêque de Troyes de l’époque, Saint-Loup. Ce nom a évolué et connu différentes formes au cours de l’histoire, puisque les textes anciens mentionnent Santus-Lupus, Saint Pierre de Loubez, Sainct Loubez, etc…
L’existence du bourg à son emplacement actuel est certaine dès le XIème siècle. Il est dans des textes de 1097 fait mention de deux églises pour Saint-Loubès : l’église de Saint Pierre et et l’église Saint Loup, respectivement aux emplacements de l’église actuelle et de la chapelle du Prieuré.
La commune compte aussi quelques villages et lieux-dits à l’histoire ancienne, comme le hameau du Truch, premier site connu d’occupation humaine du secteur.
L’époque moderne, du XVIème au XVIIIème siècles, voit la construction de plusieurs maisons nobles : Château de Reignac au Truch, maison noble de Labatut dite châteaux de Terrefort, Rafette, Chevillette, Lamothe, Malleret ou Toignan.
Patrimoine historique
Chapelle Saint-Loup
Ancienne possession de l’abbaye de la Sauve Majeure, elle fut édifiée vers le milieu du XIIIème siècle sous l’autorité de l’abbé Bertrand de Saint-Loubès. Elle perd sa vocation religieuse en 1789. Elle est inscrite, avec le sol archéologique attenant, à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1992.
Depuis 1996, c’est un centre d’activité artistique (expositions, concerts).

Place de l’hôtel de ville et Mairie-Halle



Ce qui est aujourd’hui la place de l’Hôtel de ville, a été créée en 1779 sur initiative de Jérôme Dussaut, dans le but d’agrandir le foirail (marché aux bestiaux), situé auparavant à l’angle sud-est de la place de l’église, sur le site de l’actuel bâtiment du Crédit Agricole.
La halle et sa place ont été construites sur des terrains appartenant à Jérôme Dussaut, qui offre la construction du bâtiment central, la halle. Il réalise le lotissement du pourtour de la place en construisant des logements à un étage avec un passage couvert sous arcade, sur les côtés est, sud et ouest de la nouvelle place. Le côté nord s’ouvre quant à lui sur la route royale de Bordeaux à Libourne, avec une vue sur la vallée de la Dordogne située en contrebas du coteau.
Au XIXe siècle, le conseil municipal se réunit chez le Maire, mais en 1854, la mairie est construite à la place de la halle, les services de la commune s’installant à l’étage. En rez-de-chaussée, le bâtiment conserve sa fonction de marché, d’où l’appellation de mairie-halle.
À la fin du XXe siècle, une partie de la halle est fermée pour accueillir les services municipaux qui s’étoffaient. Ce rez-de-chaussée de la halle est entièrement fermée pour accueillir pour y accueillir les bureaux de la communauté de communes lors de sa création en 2000.
Le départ des services de la communauté de communes en 2014 permet aux services municipaux, qui entre temps se sont étoffés pour suivre l’augmentation de la population, de bénéficier de plus d’espace.
Église Saint-Pierre
Une église romane, dont l’existence est attestée depuis le XIéme siècle, occupe à l’origine un site fortifié isolé du village par des fossés (d’où l’existence de l’impasse des Douves).
Remaniée entre les XVème et XVIIème siècles, l’église romane est détruite en 1855 pour permettre la construction d’une nouvelle église, achevée en 1869. Les architectes en sont alors A. Labbé et C. Durand. Le clocher s’élève à 52m, c’est un des plus hauts de Gironde.
Elle est ouverte tous les jours de 9h à 18h30.
Personnalités de Saint-Loubès
Max Linder
De son vrai nom Gabriel Leuvielle, il naît à Saint-Loubès en 1883 et décède à Paris en 1925.
Acteur et cinéaste français, il commence à tourner en 1905 dans le cadre d’un comique d’un genre nouveau, à la naissance du burlesque, qui influencera Chaplin lorsqu’il créera à son tour son personnage, Charlot.
Mais à l’inverse de ce dernier, Max Linder apparaît à l’écran sous l’aspect d’un jeune homme élégant, son comique naissant du détail juste, pittoresque et humain. Il écrit, réalise et joue dans des dizaines de courts et longs métrages : Max pédicure, max collectionneur de chaussures, Le petit café, Sept ans de malheur, Au secours !, Le roi du cirque…
Le collège de Saint-Loubès porte son nom, ainsi que le lycée de Libourne.
Paul-Jean Toulet
Paul-Jean Toulet, écrivain et poète français né à Pau (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées Atlantique) en 1867 et mort à Guéthary (Pyrénées Atlantique) en 1920, est célèbre par ses Contrerimes, une forme poétique qu’il a créée.
La contrerime est un quatrain combinant rimes embrassées et structure métrique croisée (généralement hexasyllabe et octosyllabe), ce qui donne au poème une impression de déséquilibre systématique
Paul-Jean Toulet réside à Saint-Loubès quelques temps chez sa soeur à partir de 1912. Une des écoles élémentaires de la commune porte son nom.
Il est enterré à Guéthary, mais un cénotaphe lui est dédié dans notre cimetière.
Projet Saint-Loubès en histoires
Le projet
La ville a initié en Novembre 2022 un projet expérimental intitulé “Mémoires Loubésiennes” associant numérique, patrimoine et collecte de témoignages en lien avec l’histoire de la commune.
Cette expérience humaine et connectée a pour but de mettre à l’honneur les souvenirs des habitants, raconter l’histoire de Saint-Loubès et faire rayonner ses figures emblématiques à travers le temps.
Après une formation numérique complète, 10 volontaires passionnées se sont lancées dans l’aventure et vous invitent jour après jour à découvrir leurs articles mêlant témoignages, reportages, personnages célèbres…mais aussi et surtout de nombreuses surprises !
Lien vers le blog : https://memoires.saint-loubes.fr/
Contribuer au projet Mémoires
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