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Histoire, patrimoine et personnalités

Article rédigé le 29/08/2019

Histoire

Source : Carte de Cassini 1740 (www.geoportail.gouv.fr).

La commune de Saint-Loubès a une histoire ancienne.

On estime que l’origine du nom de la commune remonte au VIème siècle, d’après le nom de l’évêque de Troyes de l’époque, Saint-Loup. Ce nom a évolué et connu différentes formes au cours de l’histoire, puisque les textes anciens mentionnent Santus-Lupus, Saint Pierre de Loubez, Sainct Loubez, etc…

L’existence du bourg à son emplacement actuel est certaine dès le XIème siècle. Il est dans des textes de 1097 fait mention de deux églises pour Saint-Loubès : l’église de Saint Pierre et et l’église Saint Loup, respectivement aux emplacements de l’église actuelle et de la chapelle du Prieuré.

La commune compte aussi quelques villages et lieux-dits à l’histoire ancienne, comme le hameau du Truch, premier site connu d’occupation humaine du secteur.

L’époque moderne, du XVIème au XVIIIème siècles, voit la construction de plusieurs maisons nobles : Château de Reignac au Truch, maison noble de Labatut dite château de Terrefort, Rafette, Chevillette, Lamothe, Malleret ou Toignan.

Patrimoine historique

Chapelle Saint-Loup

Ancienne possession de l’abbaye de la Sauve Majeure, elle fut édifiée vers le milieu du XIIIème siècle sous l’autorité de l’abbé Bertrand de Saint-Loubès. Elle perd sa vocation religieuse en 1789.
Elle est inscrite, avec le sol archéologique attenant, à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1992.
Depuis 1996, c’est un centre d’activité artistique (expositions, concerts).

Plaquette patrimoine n°10 consacrée à la chapelle Saint-Loup :
StLoubès - Plaq10

Place de l’hôtel de ville et Mairie-Halle

Après la création en 1740 de la route royale traversant le village en direction de Libourne, la construction d’une halle en 1779 inspire l’aménagement d’une place de type médiéval « à couverts ».

Baptisée successivement Place Royale, de la République, de la Halle ou des Arceaux, celle-ci n’a pratiquement pas connu de modification à l’exception de la restauration de 1853, avec l’aménagement de la mairie au 1er étage de la halle.

Pendant longtemps, la halle a accueilli un marché paysan au niveau de la rue, l’étage, présent depuis l’origine, accueillant les services de l’hôtel de ville. Ceux-ci ont investi le rez-de-chaussée grâce aux travaux d’extension des années 1990. La bibliothèque, gérée par des bénévoles, accueillait le public à la mairie jusqu’à la l’ouverture de la bibliothèque François Mitterrand en 1995.

Église Saint-Pierre

Une église romane, dont l’existence est attestée depuis le XIéme siècle, occupe à l’origine un site fortifié isolé du village par des fossés (d’où l’existence d’une « Impasse des douves »).

Remaniée entre les XVème et XVIIème siècles, l’église romane est détruite en 1855 pour permettre la construction d’une nouvelle église, achevée en 1869. Les architectes en sont alors A. Labbé et C. Durand.

Le clocher s’élève à 52m, c’est un des plus hauts de Gironde.

Elle est ouverte tous les jours de 9h à 18h30.

Plaquette patrimoine n°5 consacrée à l’église Saint-Pierre :
StLoubès - Plaq5

Personnalités de Saint-Loubès :

Max Linder

De son vrai nom Gabriel Leuvielle, il naît à Saint-Loubès en 1883 et décède à Paris en 1925.

Acteur et cinéaste français, il commence à tourner en 1905 dans le cadre d’un comique d’un genre nouveau, à la naissance du burlesque, qui influencera Chaplin lorsqu’il créera à son tour son personnage, Charlot.

Mais à l’inverse de ce dernier, Max Linder apparaît à l’écran sous l’aspect d’un jeune homme élégant, son comique naissant du détail juste, pittoresque et humain. Il écrit, réalise et joue dans des dizaines de courts et longs métrages : Max pédicure, max collectionneur de chaussures, Le petit café, Sept ans de malheur, Au secours !, Le roi du cirque...

Le collège de Saint-Loubès porte son nom, ainsi que le lycée de Libourne.

Paul-Jean Toulet

Paul-Jean Toulet, écrivain et poète français né à Pau (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées Atlantique) en 1867 et mort à Guéthary (Pyrénées Atlantique) en 1920, est célèbre par ses Contrerimes, une forme poétique qu’il a créée.

La contrerime est un quatrain combinant rimes embrassées et structure métrique croisée (généralement hexasyllabe et octosyllabe), ce qui donne au poème une impression de déséquilibre systématique

Paul-Jean Toulet réside à Saint-Loubès quelques temps chez sa soeur à partir de 1912. Une des écoles élémentaires de la commune porte son nom.

Il est enterré à Guéthary, mais un cénotaphe lui est dédié dans notre cimetière.